Vendredi 13 novembre 2009
"On a
dressé un bilan de la politique de réformes et d'ouverture. J'appelle les générations de hauts dirigeants à retrouver le courage de rompre les relations qui les lient aux
groupes d'intérêts particuliers.
La collusion entre le monde de la politique et des affaires est en effet devenue un phénomène répandu aussi bien dans le secteur
financier que dans celui de l'énergie.
On a vu se développer le secteur privé au détriment du secteur public.
L'alliance du pouvoir et du capital non seulement génère de la corruption, mais permet à des groupes influents d'accaparer les fruits
de la croissance économique.
Cette croissance passée s'est accompagnée d'une baisse continue de la part des salaires dans le PIB. Ce qui prouve qu'une grande partie de la
population n'a pas eu sa part du gâteau.
J'appelle la classe dirigeante à prendre la douloureuse décision de se couper résolument des groupes d'intérêts particuliers qui ne cherchent qu'à vivre dans le
luxe..."
Signé Zhou Ruijin
Ah, vous avez bien cru que j'évoquais la Sarkozie, hein ? Eh bien non, cela concernait la Chine, désolé...
N'empêche... que ces critiques valent pour l'autocrate de ce cher patelin de France... Preuve en est, si vous vous êtes faits abuser.
Par Pamphile
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Ah,
oui... la concurrence...
Si la concurrence était aussi bénéfique que nos libéraux libérés veulent bien le dire, pourquoi les Etats-Unis auraient-ils eu recours aux
lois antitrust de 1890 et 1914 contre les "cartels", ces ententes secrètes entre entreprises ?
Nous avons d'ailleurs un témoin de première importance : Adam Smith, le théoricien du libéralisme économique qui prône la liberté laissée aux
individus d'agir suivant leur propre intérêt.
Il admet que le travailleur n'est alors pas rémunéré pour la totalité de son travail (!). Vu la plus-value ?
Il avoue également : "Les gens du même métier se rassemblent rarement, même pour se divertir et prendre de la dissipation, sans que la conversation aboutisse à une conspiration
contre le public ou à quelque invention pour augmenter leurs prix".
Le libéralisme s'est accompagné d'une progression des pratiques de cartels aussi bien nationaux qu'internationaux...
Un membre, particulièrement cynique, d'un cartel : "Nos concurrents sont nos amis, nos clients sont nos ennemis" (!)
Les entreprises qui se cartellisent organisent souvent un "fonds de combat" pour le cas où elles se feraient prendre...
Et Adam Smith, imperturbable : "La libre concurrence est la seule capable d'assurer l'adéquation automatique entre l'offre et la
demande" (SIC !)
Aujourd'hui, les économistes arrivent tous à la même conclusion : le tout libéral des années 1980-1990 (la madame Thatcher sévissait en 1987) n'est
pas la clé d'une croissance mondiale harmonieuse et durable.
Faut l'dire à Sarkozy !
Le libéralisme est devenu une orthodoxie, l'idéalisme du "marché régulateur".
Maurice Flamant : "Comment affirmer que l'ouverture des échanges est bénéfique à tous alors que la Banque des règlements internationaux montre que la concurrence des
pays émergents exerce une forte contrainte sur les salaires du nord ?"
Le marché n'apporte ni protection sanitaire, ni contrôle des effets des activités humaines sur le
climat ?
Les libéraux libérés sont des embobineurs !
Par Pamphile
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