Le ciel semblait fardé de gris tumultueux. Il tombait même, par instant, une sorte de crachin réactionnaire. Mais avant que la manif' ne s'ébranle, elle reçut
l'encouragement du soleil. C'était bien venu mais, franchement, les "bataillons de Mélenchon" n'en avaient nul besoin ! La cohue présente place de la Nation
enflammait les sympathisants.
"Nous partîmes cinq cents..."
Mais nous étions 10 000 peut-être...
Le départ effectué, je n'ai jamais vu dans une manif' un tel monde sur les trottoirs accompagnant le gros du défilé sur la rue elle-même. (A l'exception notable de la manifestation mémorable en faveur de l'école laïque où nous n'avions jamais pu démarrer de la place de le République tant la foule était compacte !!)
Le ciel semblait respecter la ferveur populaire au point de renoncer à nous opposer une pluie véritable.
L'arrivée à la Bastille nous laissa rêveurs, rêveurs et comblés. Où que portât le regard, il ne rencontrait que badges colorés parsemant les vêtements. La place-symbole était entièrement peuplée de fervents du Front de Gauche. Chassés les bobos, ou alors... convertis.
Présent, Sarkozy en aurait fait un malaise vagal...
Et ses laquais de l'information s'empressèrent de minimiser - du bout des lèvres - l'affluence colossale.
Ce matin, à la radio, il n'en était plus question... (!)
Casser le thermomètre ne vous procurera que des déconvenues, gros malins !
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