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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 15:50
   Ah ! le doux refrain à l'oreille de l'assujetti : "ramener notre fiscalité à un niveau raisonnable" comme le promettait le petit homme qui ne se trouve bien que derrière un pupitre dominant l'auditoire. Dans sa bouche, cela signifiait favoriser l'épargne des plus friqués via le "bouclier fiscal".
   - Quelle douche !
   Il est vrai que depuis 2000, le citoyen a été habitué à la chanson de la baisse des impôts directs. Ah ! musique magique...
   - Chacun voit midi à sa porte.
   "Consensus droite-gauche" disait la presse. C'était la période pré-électorale... Du temps où la gauche, c'était le PS...
   Moi, je croyais dur comme fer que l'impôt sur le revenu était progressif, que Condorcet en avait été l'un des premiers théoriciens au motif qu'il permet d'atteindre une certaine justice.
   - Moi, itou !
   Cela en utilisant la progressivité (du taux) par tranches qui autorise, disons à Bouton comme à Sarkozy, de ne pas payer plus que chaque contribuable dans la 1ère tranche, la 2° tranche... etc. Si ces gens-là payent plus d'impôts, c'est que leurs gains dépassent énormément la tranche la plus élevée, celle au taux d'imposition le plus fort. Le cadeau du bouclier fiscal revient à raboter cette progressivité du taux. Déjà, fin 2007, avant qu'on invoque la crise, la dette de la France de Sarkozy avait gonflé sérieusement ! Alors, depuis... Dans ces conditions, la baisse des impôts a des conséquences dramatiques. Les gouvernements se sont privés de ressources qui auraient été salvatrices notamment pour les services publics (mais quand on veut les amenuiser... !)
   Un sénateur UMP (HUM-PE pour les intimes) chiffre à 60 milliards d'euros le coût annuel des baisses d'impôts sur le revenu, c'est du niveau du budget de l'Education nationale (!) Quelle dérision.
   La situation actuelle exigerait un effort bien plus important sur la base des "capacités contributives" de chacun.
   - Aïe !!
   Mais, imbécile, tu ne paierais pas plus, toi dont les revenus ne dépassent pas la 2° tranche ! Ceux qui s'entêtent à déclarer qu'on peut faire face sans augmenter les impôts (et il y a de la marge dans les tranches supérieures...) sont clairement des démagogues. A ce propos, observez la complaisance abjecte des medias.
   Entêtement encore : où est passée l'idée de taxer les transactions financières ?
   Ecoutons Chamfort :
   "L'entêtement est au caractère ce que le tempérament est à l'amour."
   A bon entendeur...

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Published by Pamphile - dans politique
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commentaires

Le Huron 16/07/2009 08:53

Un Français sur deux ne paie pas d'impôt! Quelle blague! Il s'agit de l'impôt sur le revenu (qui ne représente qu'un petite part des revenus de l'Etat). Pourquoi ne pas dire que la grande majorité des Français ne paie pas d'impôt ... de solidarité sur la fortune?!!
En réalité TOUT LE MONDE paie l'impôt. La TVA, la TIPP, les taxes sur les tabacs et l'alcool, etc. En réalité, toute somme prélevée autoritairement par la collectivité au versement de laquelle le citoyen ne peut se soustraire est un impôt quel que soit le nom qu'on lui donne.

Pamphile 18/07/2009 17:27


On est bien d'accord.


agitation-diD 13/07/2009 23:30

De l'utilisation des fonds perçus... Un Français sur deux ne payant pas d'impôts. Des pans entiers de la société vivant aux crochets des autres. et pourtant toujours ce débat situé sur la cible des hauts revenus... (Marxisme primaire? Jalousie?)
Simplement ne pas comprendre que limiter la dépense est une façon plus juste de redistribuer?

Pamphile 15/07/2009 16:04


Sarkosiste ? Ce n'est pas interdit ! Mais l'utilisation de l'adjectif primaire devrait l'être, c'est trop facile. Mais Sarkozy aime beaucoup ce qui est simpliste.
Reste que cette idée de citoyens vivant "au crochet" des autres, c'est bien dans la ligne de la stratégie de division du kaporal... ordinaire.


Le Huron 12/07/2009 07:51

La majeure partie du budget de l'état est affectée à des dépenses qui sont engagées par des décisions prises il y a longtemps et sur lesquelles ni le contribuable ni le citoyen n'ont leur mot à dire aujourd'hui.

Pamphile 15/07/2009 16:00


Combien de citoyens se penchent sur la question ?


Le Huron 09/07/2009 09:40

Il y a certes une imposture dans la perception de l'impôt et même des impôts. Il y en a une plus grande encore dans le fait que -quoi qu'on essaie de nous faire croire- les contribuables n'ont aucun pouvoir sur le choix de la destination des fonds perçus.

Pamphile 10/07/2009 16:14


Si, à l'élection suivante ! Une raison de plus pour lire les analyses d'économiques dans un journal de son choix et... demander que l'élu soit révocable (s'il trahi son mandat par ses votes). Je
sais, ça paraît utopique...


Spartacus 08/07/2009 23:06

C'est parce que l'impôt indirect est plus discret que celui qu'on vient taper directement dans tes revenus !
Et aussi pour ce que tu dis : faut bien préserver les copains quand on a les guides de la finance entre les mains...

Pamphile 10/07/2009 16:08


Certes, l'impôt indirect est "indolore"... mais cela n'excuse pas le politicien qui n'utilise pas l'impôt le plus juste, l'impôt direct précisément.


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