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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 14:26
DEMANDE, CROISSANCE, CRISE, KRACH, CONVENTIONS COLLECTIVES, DEPENSE SOCIALE, REVENU MINIMUM
   En 1917, Henry Ford invente le travail à la chaîne. Bon. Demandez à Charlie Chaplin ce qu'il en pense ! Mais cela a permis des gains de productivité faramineux. Et, chez Ford, une politique salariale aboutissant à un doublement des salaires ouvriers. Car Ford déclarait : "Le salaire est considéré par chaque entreprise exclusivement comme un coût qu'il faut diminuer autant que possible. Alors que c'est un élément essentiel de la demande globale."
   La demande, celle qui manque tant aujourd'hui !
   Il ajoutait : "La croissance va s'étouffer si l'on ne fixe pas des règles du jeu collectives".
   Oui : la croissance, ce fantôme qu'un certain Sarkozy disait vouloir aller chercher avec ses... ratiches !
   Ford ne cesse de répéter aux patrons : "C'est le plein emploi qui fait la prospérité, et non l'inverse". Lui, évidemment, fait peu de disciples; ah si, un certain Kellog qui passe ses usines à 30 heures en maintenant les salaires des ouvriers (!)
   Et la crise de 1929 va donner raison à Ford.
   Après la deuxième guerre mondiale, de nombreux pays construiront des règles collectives que réclamait Ford; par des lois, des conventions collectives, ils s'assureront un juste équilibre dans la répartition des gains de productivité.
   Cela donnera lieu aux Trente Glorieuses.
   Avant cela, en décembre 1942 en Angleterre, Willian Henry Beveridge rend public son rapport sur le système d'assurance sociale. Il affirme le droit de chacun à un revenu minimum en cas de perte d'emploi (chômage, maladie, retraite). Dans quel but ? Concilier l'économique et le social. Il présente la dépense sociale comme facteur déterminant de la reprise de l'activité économique. "Le capitalisme, pour fonctionner, a besoin d'une demande forte et régulière, explique-t-il; la dépense sociale peut être un facteur essentiel de croissance économique". Churchill, bien que conservateur et contrairement aux siens, approuvait.
   Enfin Keynes conseille, quand les ménages et les entreprises ne suffisent pas à assurer la croissance, que l'Etat intervienne !
   Cela a fonctionné pendant 30 ans. Puis, sous les attaques du "fameux" Milton Friedman et des "dits" libéraux, on a commencé à déréguler... déréguler...
   Ils ont bonne mine, aujourd'hui, nos perroquets français et européens ! Avec, parmi eux, l'agité perroquet-en-chef.
   Résultat : nous sommes dans les "Trente Piteuses".
   Avec en prime, le krach.

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Published by Pamphile - dans écriture
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Pangloss 11/09/2009 13:19

La mondialisation , au lieu créer des règles a dérégulé. La compétition internationale a pour résultat le malheur des vaincus de ce combat absurde.

Pamphile 11/09/2009 18:44


Combat pas si absurde à court terme et pour certains...
Et ils veulent recommencer !


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