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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:41

457461506_8041c97be5.jpg   Français de France, après la "trêve pascale", continuez à oublier Fukushima !

   Pour cela, ne lisez pas le journaliste japonais Yûki Takahata =

 

"En dépit de l’annonce officielle d’un "arrêt à froid" en décembre 2011, la situation est loin d’être maîtrisée : la centrale dégage toujours des rejets radioactifs et la piscine de stockage du combustible usé (264 tonnes), située à 30m de hauteur dans le bâtiment du réacteur N°4, menace de s’effondrer en cas de nouveau séisme. Ce qui pourrait entraîner une réaction en chaîne émettant des matières radioactives "équivalant à 5000 bombes de Hiroshima", d’après le physicien nucléaire Hiroaki Koidé. Les réacteurs et les piscines de combustible doivent être refroidis en permanence, mais les équipements dédiés ont prouvé leur vulnérabilité : le 18 mars, une panne de courant a frappé l’ensemble du site, qui a été privé d’alimentation électrique pendant 29 h. À l’origine, un faux contact probablement causé par ... un rat !. Quant aux réservoirs contenant de l’eau contaminée, ils sont presque pleins (220 000 tonnes au début de janvier 2013), tandis que des fuites continuent à répandre de l’eau contaminée du site vers la mer et le sous-sol. Par ailleurs, 3 000 personnes interviennent chaque jour dans la centrale, mais le niveau extrêmement élevé de radioactivité complique leur travail. Et les règles de sécurité ne sont pas respectées : insuffisance des contrôles sur les doses absorbées, manque de matériel et de formation à la radioprotection notamment pour les sous-traitants, cas avérés de dissimulation d’irradiation... On craint donc non seulement l’irradiation à haute dose d’un grand nombre de travailleurs mais aussi l’épuisement de la main-d’œuvre : en novembre 2012 TEPCO a reconnu que parmi les 24 000 personnes inscrites sur la liste des travailleurs du site, 16 000 étaient déjà parties, soit qu’elles avaient atteint la dose limite autorisée, soit parce que les conditions de travail étaient trop dures.

D’autre part, 160 000 réfugié-e-s des zones d’évacuation forcée vivent toujours un sort dramatique. La contamination durable de l’environnement et des aliments constitue le problème majeur de cette catastrophe nucléaire, car la radioactivité est invisible et n’a pas d’odeur. Or, TEPCO et les autorités ont cherché, dès le début de l’accident, à minimiser voire à nier les dangers de l’exposition aux radiations. Depuis avril 2011, les autorités ont relevé la norme de l’irradiation externe à 20 millisieverts par an (soit la dose maximale annuelle pour les travailleurs du nucléaire), si bien que des centaines de milliers d’habitant-e-s, de la préfecture de Fukushima et d’autres préfectures, continuent à vivre dans des zones où le niveau de radioactivité est bien plus élevé que la norme internationale (1mSv/an). Les autorités nationales et locales ainsi que des "spécialistes" pro-nucléaires ont propagé un discours rassurant sur les conséquences sanitaires jugées sans risque. Cette propagande, relayée par les grands médias, avait pour but d’éviter l’évacuation d’un trop grand nombre d’habitant-e-s. Alors que l’inefficacité des travaux de décontamination, mal conçus et bâclés, s’affiche au grand jour, cette politique du déni doit permettre au nom de la "reconstruction" de faire revenir les habitant-e-s évacué-e-s.

Néanmoins, beaucoup de gens vivent dans la crainte de conséquences sanitaires graves, notamment pour les enfants. Les examens de thyroïde effectués sur près de 100 000 mineurs dans la préfecture de Fukushima montrent déjà que 40% d’entre eux présentent une anomalie. Parmi le groupe de 38 000 enfants ayant été examiné en 2011, 3 cas de cancer de la thyroïde ont été avérés (et opérés), tandis que 7 cas font l’objet de forts soupçons. Des pathologies diverses sont signalées, mais il est impossible d’établir le lien avec l’irradiation, faute d’études épidémiologiques systématiques et indépendantes. Confrontés à ce refus de faire évacuer au-delà des zones de 20mSv, beaucoup de parents ont décidé de s’organiser pour protéger les enfants des radiations, comme le réseau Kodomo Fukushima, et des centres citoyens de mesure de radioactivité se sont rapidement constitués. Un certain nombre de mères ont décidé de partir s’installer avec leurs enfants dans des régions moins contaminées, ce qui provoque souvent un drame car leurs maris ne peuvent pas ou ne veulent pas quitter leur travail. L’appréciation du danger dû aux radiations est la cause de graves dissensions au sein des familles aussi bien que des communautés locales. Quant au problème de la contamination des aliments, la population doit y faire face quotidiennement, au-delà même de la région de Fukushima, puisqu’aucun système efficace de certification n’est mis en place."

 

   Voilà ce qui nous attend, nous Français qui sommes proches d'une centrale nucléaire quel que soit notre lieu d'habitation... !!

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Published by Pamphile - dans ecologie
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commentaires

Moustic 02/04/2013 17:54

C.est très vrai, l'incompetence de l'administration est flagrante , elle a éludé les risques pour ne s'intéresser qu'aux gains potentiels .. Bêtise de comportement et peur du pouvoir. À plus...

Pamphile 03/04/2013 16:27



Le doigt sur la couture du pantalon devant des politiciens couards. Belle engeance !



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