Partager l'article ! PRESIDENTIELLE : L'IMPORTANCE DU MODE DE SCRUTIN !: Le scrutin uninominal à deux tours (notre présidentielle), avec deuxième tour ...
Le scrutin uninominal à deux tours (notre présidentielle), avec deuxième tour réservé aux deux premiers entraîne un comportement de choix
curieux :
- au premier tour, on choisit,
- au deuxième tour, on élimine !
Un processus peu satisfaisant qui mène à un choix par défaut... ce n'est pas mirobolant...
En 2007, au premier tour de la présidentielle, il a été tenté une expérience dans plusieurs villes de France : demander à l'électeur de noter tous les candidats. Qui sont ensuite classés selon la moyenne obtenue.
Eh bien, ce n'est ni Sarkozy, ni Royal qui ont fini en tête mais... Bayrou.
Est-ce plus satisfaisant ? En tout cas, pour l'électeur, le choix effectué est plus fin.
Cela se rapproche du mode de scrutin dit "vote uninominal alternatif" qui demande au voteur de classer l'ensemble des candidats par ordre de préférence. On procède à un classement à partir de la première préférence.
Si aucun d'entre eux n'obtient la majorité absolue, le candidat arrivé dernier est éliminé et ses bulletins sont répartis entre les autres candidats suivant les secondes préférences. Ainsi de suite jusqu'à ce qu'un candidat atteigne la majorité absolue.
Certes, le dépouillement en est furieusement compliqué !!
Mais - économie ! - les électeurs ne se déplacent qu'une fois.
C'est compliqué le respect de la démocratie...
Quant au second tour à l'occasion duquel "on élimine", c'est une insulte à la démocratie puisque ça signifie que tous ceux qui n'ont pas voté pour l'un des deux candidats restés en lice, votent "pour le moins pire". Or, s'ils ont recueilli la majorité des suffrages exprimés, ils sont loin d'avoir été choisis par la majorité des inscrits. Blancs et nuls qui sont à l'évidence des votes protestataires et même abstention (protestataire très souvent elle aussi) représentent la majorité des électeurs.
Je ne te suis absolument pas : le vote "pour le moins pire", ce n'est pas une "insulte à la démocratie", c'est ce qui se pratique à chaque deuxième tour de présidentielle. Quant à constater que la majorité des suffrages exprimés peut ne pas être la "majorité des inscrits", nous voilà bien avancés ! Es-tu partisant du vote obligatoire ? (ce qui pourrait aggraver la chose...)
Avec le risque, pour les législatives, d'avoir une chambre sans majorité ! Voir les forces politiques en présence.
Oui, d'accord, très bien... Le remède ?