Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 17:05
   Dans le cas où l'on tiendrait à dire la vérité coûte que coûte, il faut déclarer bien haut que les Noirs sont arrivés sur l'île de la Guadeloupe en même temps que les premiers colons français. Oui, en 1635. Pas tout à fait dans des conditions semblables, il est vrai : les Blancs avec capitaux et outils, les Noirs avec chaînes aux chevilles...
   Mais alors, qu'en est-il des premiers occupants ? Eh bien, il semble que ce soient les Indiens Arawaks qui habitaient l'île et qu'ils ont été envahis puis chassés par d'autres Indiens, les Caraïbes. A leur tour, ces derniers n'ont pas eu de chance car Christophe Colomb trouve la "route des Indes" (SIC ! Oui, je sais, il est un peu facile de se moquer des hypothèses de l'époque...). Quoiqu'il en soit, c'est lui, Colomb, qui invente l'escale aux Canaries puis se laisse porter par les alisés jusqu'à... la Guadeloupe !
   Du coup, cela ouvre la route maritime aus navigateurs blancs et les Caraïbes seront victimes de heurts multiples avec les Espagnols, les Anglais, les Néerlandais et puis... les Français : car les navigateurs devaient "faire" de l'eau douce et se fournir en nourriture. Cette population caraïbe est profondément ébranlée par ces chocs répétés quand se produit, en 1635, la colonisation française ; elle témoigne de la volonté de la France de Richelieu de créer des bases économiques et navales aux Antilles ; et aussi de participer à la traite négrière à l'image des Anglais et des Néerlandais !! 
   Les capitaux proviennent des villes maritimes La Rochelle, Dieppe, Le Havre, Rouen, Honfleur (je n'irai plus à Honfleur !). Cela paie les voyages des engagés recrutés pour les travaux. Et l'on commence ainsi à produire le sucre. Tant et si bien que la progression des cultures s'effectue au détriment des indigènes, les Indiens, que la conquête repousse et finit par chasser de l'île ! (Vertudieu, dehors les autochtones...).
   Et, merveille de la colonisation, dès 1643 jusqu'à 1685, les engagés reçoivent une concession de terres à la fin de leur service ! Les Noirs, eux, gardent leurs chaînes. C'est sous l'administration de Colbert que s'officialisent l'esclavage et l'approvisionnement (charmante expression) en Africains. Dès 1664, sera favorisé le raffinage des sucres, pas en Guadeloupe, mais à Rouen, Bordeaux, La Rochelle (je n'irai plus jamais à La Rochelle !)
   Il faut attendre plus d'un siècle, en 1793, pour que les Commissaires de la Convention, sous la pression de l'insurrection générale à Saint-Domingue, proclament la liberté générale. Proclamation confirmée par le décret de 1794 de la Convention montagnarde.
   Puis, survient Bonaparte qui, fatalement, rétablit l'esclavage en 1802 ; les Guadeloupéens noirs se révoltent mais sont décimés et déportés en masse sur les côtes américaines.
   Presqu'un demi-siècle perdu avant que soit prise la décision du gouvernement provisoire français issu de la révolution de février 1848 : l'abolition de l'esclavage dans les colonies. C'est Victor Schoelcher qui signe le décret, faisant des esclaves de nouveaux citoyens. Il préconise l'assimilation des droits sociaux et politiques des populations antillaises à ceux de la population française.
   En somme, chaque progrès significatif est impulsé par... comment dire... oui : des révolutionnaires !
   A l'inverse, sous le second Empire, le régime colonial se montrera particulièrement répressif. Et les grandes usines sucrières se développeront parallèlement au mouvement de concentration des terres.
   Il reste que, comme le soulignait Jules Ferry, la politique coloniale de la France cherche à créer de nouveaux consommateurs. D'où, en réaction, la revendication d'une petite propriété vivrière opposée à la monoculture du sucre.
   Aujourd'hui, où est-il ce gouvernement novateur capable de prendre à bras le corps le problème des Antilles ? Que peuvent espérer les Guadeloupéens du kaporal élyséen, représentant autoproclamé de la droite "décomplexée", je vous le demande ?
   Leur sort est-il si éloigné du nôtre dans l'hexagone ? Même autocrate... même surdité...

Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 17:18
   Cette recommandation du locataire élyséen de partager en tiers égaux les bénéfices des entreprises a reçu un accueil un peu frais. "C'est comme parler de maillot de bain au milieu de la tempête de neige" ricane un journaliste des "Echos" entendu à la radio. Dans le cas présent, peut-on dire qu'il l'a habillé pour l'hiver (?)
   Mais, ôtez-moi d'un doute : ne serait-ce pas encore un écran de fumée, une façon comme une autre d'amuser la galerie, de refiler le bébé aux entreprises pour mieux s'innocenter ??
   - Oh ! où allez-vous chercher tout ça ? Vous voyez le mal partout...
   Ben, de la part d'un gouvernement, ce n'est pas s'engager beaucoup que de préconiser le partage du bénéfice des sociétés : un tiers pour l'investissement, un tiers pour l'actionnaire, un tiers pour le salarié. Cela a tout du conte en l'air. S'il veut peser un tant soit peu dans ce sens, le locataire sus-cité, c'est par l'impôt qu'il peut agir, et par l'impôt seulement. C'est le levier de la redistribution des revenus, non ? Et arrêter de rembourser, au nom du "bouclier fiscal", une partie de leurs impôts aux plus riches !! Quand même...
   Certes, c'est un peu plus difficile que de jouer au Président qui court au chevet du moindre marmot atteint d'érésypèle pour montrer à l'électeur qu'il est plein, mais plein, de compassion pour le commun des mortels... !
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 15:43
   Hier soir, le sauveur suprême avait la figure de qui vient de marcher sur un scorpion.
   Il faut se mettre à sa place : devant la grogne montante, il faisait le dos rond, l'autruche et l'autiste tout à la fois, jouant le bon vieux pourrissement ("Ils vont se lasser, se fatiguer, se décourager à force de m'entendre répéter, réforme, garder le cap, réforme, garder le cap...etc")
   Et puis vlan ! grosse mobilisation le 29 février dernier. Contraint de sortir du bois (de l'Elysée ?), il vient devant les télévisions faire un long prêchi-prêcha en avançant des "pistes" puis donnant rendez-vous aux leaders syndicaux. "La balle est dans le camp des syndicats : bien joué !" s'écrie la presse. Sauf qu'hier soir, il nous a fait encore une fois le coup du fait accompli : "Je propose plusieurs éventualités et c'est Moi, et Moi seul, qui choisis celles que J'applique. Je vous accorde comme une faveur ces quelques mesures".
   On doit admettre qu'il a des circonstances atténuantes : il a dû échouer à l'examen du brevet de négociateur. Et, bien qu'il ait la Guadeloupe aux trousses, s'il a aussi raté ses études de géographie, il ne sait pas trop où se trouve l'île (je ne vois pas d'autre explication pour qu'il ne s'y soit pas précipité, fidèle à sa manie de bougeotte). Remarquons qu'il a lâché, hier soir, une petite phrase faisant allusion à cette île des Antilles. Après un mois de silence. Toujours l'espoir fou du pourrissement de la revendication ? Pour le coup, la dégradation n'est pas celle espérée. A qui la faute !?
   Pour revenir à son expression de visage altérée, hier soir, par l'effroi de la bête venimeuse. Il faut une fois de plus se mettre à sa place : être obligé de prendre des mesures (éparpillées, certes !) dans le droit fil de la relance par la consommation, ce qu'il refusait avec entêtement jusqu'alors, doit être excessivement douloureux. Cela entraîne une contorsion du vocabulaire, il faut dissimuler le mot "relance" sous les oreillers de l'endormissement espéré ; on parle d'aide aux plus fragilisés. Ah bon ? et la moitié de Français qui ne gagne pas assez pour payer l'impôt direct, ils ne sont pas "fragilisés" ? Non : ils sont oubliés (chut !!). Seule la classe moyenne dite inférieure est gagnante avec la remise de deux tiers provisionnels.
   S'il n'y avait pas eu la mobilisation du 29 février, que croyez-vous qu'il arrivât... ?
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 17:21
   Il administre le pays "comme une ferme" qui doit rapporter toujours davantage.
   Il voit tout lui-même, estimant qu'un ministre risque toujours de songer à ses propres intérêts. Tout : le gouvernement intérieur, les finances, la politique extérieure, le militaire, tout. Car chaque partie concourt au même but, l'affermissement et la croissance de la puissance publique.
   "Un système ne peut émaner que d'une tête". Premier juge, premier financier, premier général, premier diplomate, il entend être ce gouvernant omniprésent, omnipotent, à l'attention duquel aucune affaire importante n'échappe.
   Cette omniprésence et cette omnipotence, il ne les justifie que par l'utilité toute positive que les hommes trouvent à être gouvernés, pour leur repos et leur conservation, par un de leurs semblables ; s'ils accordent la prééminence à celui-ci, ce n'est qu'en raison des services qu'ils attendent de lui.
   Mais, en toute bonne conscience, il refuse la logique de la théorie contractuelle. Il ferait beau voir que les gouvernés aient la hardiesse de prétendre lui demander compte de son administration !
   Despote ! quoi...

   Vous ne devinez pas de qui il s'agit... ?...  Perdu !!  ce portrait est celui de Frédéric II, roi de Prusse au milieu du XVIII° siècle...
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 17:05
   Dans le fabuleux monde financier actuel, nous avons découvert ces immortels traders qui, pour toucher toujours plus de primes ont inventé des produits financiers de plus en plus complexes. Toujours le court terme de la cupidité. Toujours ces nez trop courts en quelque sorte, une carence d'appendice nasal qui affecte fortement leur vision.
   Calcul égoïste de spéculateur méprisant les risques à moyen ou long terme. Leurs revenus de traders ont explosé et, ma foi, les banques elles-mêmes ont vu leurs profits monter en flèche. C'est surprenant...
   Et aujourd'hui, tout le monde trinque à cause de ces rapaces. Bien entendu, surtout les plus pauvres. A la vôtre, les purotins ! Et la vie continue, pendant que le cupide, imperturbable, en met à l'ombre. Ca amasse et ça empile. Jusqu'à la prochaine turpitude ?
   Ecoutez ce lascar du milieu bancaire qui déclare à qui veut l'entendre : "Les nouvelles réglementation à venir ? Le risque, c'est qu'on aille trop loin et que l'on décourage les banques et les institutions financières d'investir dans les activités innovantes qui drainent la croissance". Mais, on en sort à peine ! Vous avez vu le résultat ? Vous les avez vues les "innovations"... qu'on nomme maintenant produits "toxiques", "pourris" et plus encore.
   Ils sont parfaitement capables de recommencer les mêmes errements. Avec entrain. Toujours prêts ! L'appât du gain, vous dis-je... L'appât du gain du sieur Kerviel, privé de "salle de marché", qui s'avoue en état de manque... (?)
   Seule la crise pourrait les désintoxiquer ?
   Ne comptez pas sur le kaporal-chef, en tout cas !
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 16:25
   "Oh, oh, oh... équité - é - é" chante l'Elyséen.
   Un grand copain de notre kaporal-Président, "fils de" évidemment, touche - si l'on en croit "Capital" - entre son salaire de PDG et ses dividendes et jetons de présence, pas moins de 15 262 000 euros annuellement. Ce qui lui assure un revenu mensuel de 1 272 000 euros (!!)

   [ L'oeil de Fabien, soudain, semble briller de convoitise.]

   Or, selon la logique du kaporal, il serait "inéquitable" de l'imposer pour plus de la moitié de ses revenus. Ce qui revient à dire qu'il est vital de lui laisser pour vivre 636 000 euros chaque mois. Ah mais ! Affirmer une ineptie pareille... c'est aussi efficace que le floutage des visages à la télé.

   [Là, Fabien, sans doute assailli par le doute, nous gratifie d'une moue... un rien amère.]

   Qu'en pensent les 80 % de Français qui gagnent moins de 2 000 euros nets chaque mois ? Ce n'est jamais qu'environ 300 fois moins que le "fils de"... (mais c'est à cela que servent les carnets d'adresses bien fournis, voyons !)

   [A cet instant, le regard de Fabien se teinte d'une franche hostilité.]

   Qui donc parlait d'écart maximum de 1 à 20 ? Pas le kaporal, c'est chose sûre ! pourtant, puisqu'il s'agit de se situer dans une relative équité... (les mots ont une signification qui a la vie dure, non? quand bien même "on" les torture.)

   Qué misère... Impudence de nantis... de rupins... de ventrus !
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 14:55
   Oui, comment en est-on arrivé là : élire un homme politique pareil ?
   Quelques uns parmi d'autres s'étonnent de cette pratique du pouvoir : faire semblant... faire semblant d'écouter, faire semblant de discuter, de négocier (oh, le gros mot !), faire semblant d'être près de monsieur tout le monde... (et tout le reste !). Mais enfin, cette pratique du pouvoir était parfaitement prévisible.
   L'attitude du monsieur en Ministre de l'intérieur : "Sécurité ! sécurité !" dans un pays qui a le troisième plus bas de taux d'homicide au monde (0,9 pour 100 000 habitants) !
   L'attitude du monsieur candidat à la présidentielle : pratiquant le racolage des voix lepéniste avec le plus grand cynisme...
   La nature même de monsieur : nerveux, cassant, narcissique, autoritaire.
   Tout cela n'est pas nouveau ! Jusqu'à cette façon de courir partout, de se mettre en avant sans arrêt, de pleurnicher avec ostentation sur les victimes. Yasmina Reza a écrit : "La seule différence entre la réussite et l'échec, c'est le mouvement. Un truc qui marche, ça crée de l'agitation". C'est donc un truc ? Une rouerie d'hypocrite, c'est ça ??
   Me revient à l'esprit sa déclaration, imprimée noir sur blanc, dans sa profession de foi du deuxième tour : "La France ne peut pas continuer à en faire toujours plus pour ceux qui fraudent, abusent, ne veulent pas travailler...". Qu'est-ce que cette fable ? Où a-t-il vu ça ? C'est de l'ordre du fantasme... Tout comme la montée du crime en France.
   A ceci près que c'est une technique éprouvée depuis Reagan (en... 1980 !). Vive les américains, surtout les néo-conservateurs, pas vrai ?
   Ceci ne se découvre pas en lisant les "gratuits" dont nos contemporains raffolent... parce qu'ils sont gratuits ! Ignorent-ils la pression des publicitaires sur le contenu des journaux ? Alors, quand la publicité constitue leur unique recette... Seulement, comment faire boire des ânes qui n'ont pas soif ?
   Certains avancent : en entravant la diffusion de ces "gratuits" en leur facturant le ramassage de leurs numéros jetés dans les rues. Et revenir à l'ordonnance de 1944 traitant de la presse : interdiction aux patrons de presse d'être patron ailleurs ; d'être patron de plus d'un titre ; interdiction de la publicité rédactionnelle. Enfin, libérer la télé du service public de la tutelle du pouvoir (tout le contraire de ce que décide le kaporal !)
   Mais cela ne résoudra pas le manque de curiosité d'une partie des électeurs.
   En dernière analyse, est en cause le caractère pernicieux de la présidentielle. Pierre Mendès-France déclarait : " La système par son caractère simpliste et élémentaire, par la démagogie qu'il favorise [.....] tout cela ne peut aboutir qu'à un résultat dominé par le simplisme et la démagogie". Nous venons d'en avoir une parfaite démonstration !!
   Les voteurs s'imaginent choisir leur Président. Quelle blague... Ils choisissent parmi un éventail qu'on veut bien leur soumettre ! Ils ne sont pas plus maître des candidatures qu'ils ne l'étaient lorsque les élus - par ces mêmes voteurs - choisissaient un Président en leur sein.
   Comment se débarrasser de cette élection catastrophique ?
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 16:09
   Secouons nos mémoires sans même parler de se tortiller la comprenette. Ravivons le souvenir des quelques croquembouches savoureux distillés par un endormeur de mulots (est-ce que quelqu'un se reconnaît ?). Voici un florilège (incomplet) des quelques belles paroles.
   On peut difficilement passer sous silence le fameux "Je serai le Président du pouvoir d'achat", oui, oui... des plus riches, sûr ! Passons...
   Et puis, bien évidemment, "travailler plus pour gagner plus" Ouaf ! ouaf ! ouaf ! (à volonté...)
   Il y a aussi cette "croissance qu'il faut aller chercher avec les dents". Il avait décrété 3 %, tout seul !! Voyez comme ces promesses creuses coûtent si peu !
   Ensuite, attaque frontale contre les régimes spéciaux de retraite. Résultat : il existe des régimes spéciaux moins spéciaux que d'autres puisqu'ils n'ont jamais été concernés (notaires, députés...) Pourquoi ? On se perd en suppositions.
   Emporté par l'élan, cette proposition de faire prendre en charge la mémoire d'une jeune victime de la déportation par un gamin de CM2 (!!). La mesure - inouïe - éreintée par Simone Veil a fait long feu. Le kaporal n'est pas invincible ?
   Entre autres rodomontades, celle d'un "plan Marshall pour la banlieue"... Pas grand-chose à ajouter, n'est-ce pas Amara ?
   Et cette autre : "Je le dis comme je le pense, il n'est pas normal que les retraites soient versées le 9 ou le 10 du mois". Une pelletée de mois plus tard : rien, mais rien n'a changé...
   Enfin, bien sûr, le summum : la poudre aux yeux de Gandrange. "Moi, je viens voir les ouvriers, moi. et je leur promets de revenir". "Echec symbolique de n'y être pas retourné" constate un journaliste. Qualifier cela de mensonge, devant des millions de télespectateurs, est du domaine du culot (d'acier). C'est pourtant ce qu'a osé le kaporal ! Faites vos jeux : à ma gauche, quelques milliers de paroles, à ma droite, une seule... Quelque temps plus tard, quand il a reçu un représentant des ouvriers à l'Elysée, il a affirmé : "Je n'ai pu convaincre Mittal, personne n'aurait pu". Et il lui a tourné le dos. Une tout autre version...
   Alors, après tous ces exemples, pourquoi disséquer la parole présidentielle ? "Je réfléchis à..." ben voyons, cela n'engage strictement à rien !
   "Cause toujours" dirait (à peu près) la Zazie de Queneau.

   (la liste n'est pas complète, oh non, et chacun peut y ajouter un engagement avorté du même kaporal)
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 16:39
   Aux politiciens de l'HUME-PE :

   Tout nouveau : ne plus parler de l'HUM-PE mais de "Mouvement populaire". La croissance ne se décrète pas. L'autogestion, non plus, ne se décrète pas. Mais qu'un mouvement politique soit déclaré plaire au plus grand nombre, cela, voyez-vous, se décrète ! Décrétons-le, affirmons-le haut et fort, en toutes circonstances : cela deviendra une évidence (à défaut d'être une réalité), évidence que les bonnes gens répèterons.

   Face à un argument de l'adversaire, le contredire bien évidemment, puis glisser sur le ton de la sincérité : "vous le savez bien...". Cela suggère très fortement, "vous voyez bien que vous êtes de mauvaise foi...". C'est tout bénéfice. (subliminal ?)

   Quand bien même l'opposition a fait état d'un plan de contre-propositions, continuez à répéter : "Vous n'êtes capables que de critiques négatives, vous n'êtes pas constructifs, vous n'avez pas de propositions crédibles". Mémorisez : "crédible", adjectif miracle ! D'autant plus que la presse aux ordres (de notre Chef bien aimé) a "oublié" de faire un article sérieux, analysant les dites propositions... C'est bien pratique.

   Monopolisez la parole en vous répétant, une fois, deux fois (personne ne dira : "Tu l'as déjà dit !"). Surtout pas le journaliste de télévision ! Nous le tenons en laisse puisque le Chef bien aimé  va nommer directement son patron. Et le virer comme un vulgaire préfet, si besoin est.

   Multipliez les gloussements offusqués en tous genres pendant que l'adversaire développe ses arguments, cela ne peut que le perturber, lui faire perdre le fil de sa pensée. Cette astuce vous permet d'exister alors même que vous n'avez pas la parole !

   Gardez à l'esprit ces consignes, appliquez-les systématiquement. Le petit doigt sur la couture du pantalon.
   - Mais, au moment de gueuletonner... ?
   - Là, vous pourrez libérer le petit doigt... et les autres.
   (Soupir d'intense soulagement)

   Encore un conseil, un devoir impératif : restez à l'écoute de la télé, on ne sait jamais ce que peut avoir concocté, avec ses quelques conseillers, notre Chef bien aimé. Sinon, vous seriez pris à contre-pied. Mais alors, gare !!

   Vive la République !  Vive la France !

   
  
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article
4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 15:35
   Il ne suffit pas de crier  "Réformes !"  "Réformes !"  en sautant comme un cabri...  Mais si ! mais si !
   Le nobliau honteux qui cache sa particule se mue en kaporal ordinaire. Il se pointe, nous fait quelques mines satisfaites, quelques fautes de français, glisse quelques regards qui se veulent rusés à droite et à gauche... Et, tout à trac, il assène (ô nuances de la pensée complexe), déclarations à l'emporte-pièce, il oppose, il divise...
   Searit-ce que Tranche-montagne est arrivé-é-é ? Aïe, aïe, aïe.
   Et cela tient du fusil à répétition.
   Et cela frise la crise de surproduction !
   Quel numéro devant un populo ébaubi. Ebaubi, une fois ! Ebaubi, deux fois ! Ebaubi, trois fois ! Adjugé ! On commence à juger, oui ! le procédé fatigant, cavalier, indigne du premier représentant du peuple. Vous n'avez donc pas compris ? Nous avons affaire à un kaporal idéologue. Ah ! le rêve insensé d'imiter Reagan : 12 000 contrôleurs aériens en grève ? Tous révoqués d'un coup. Scrongneugneu ! ça fait saliver, hein ? Mais... et le droit de grève ??
   Grand respectueux des droits du Parlement, le kaporal ordonne le commencement d'exécution de la "réforme" de la télévision publique, avant même le vote du Sénat. Gross Democrat, savez-vous ! Au point qu'il veut carrément revenir au temps de l'ORTF gaulliste : la voix de son maître. Asservir, soumettre l'information.
   Nous voilà dans le service public : sa cible ! "Beaucoup trop de salariés dans l'enseignement, dans l'hôpital, dans la Justice, à la SNCF..." Il faut affaiblir, affaiblir : c'est un dogme. "Silence aux dogmes !" tonnait Voltaire. Mais qui connaît Voltaire ?
   Au moins, s'il lisait le kaporal, il aurait pu découvrir sous la plume de Victor Hugo : "Le caporalisme,  c'est l'absolutisme" (merde, j'suis deviné !). L'hypothèse, j'en conviens, est absurde.
   Mais enfin, pourquoi cet acharnement ?
   L'avalanche d'informations tend à rendre amnésique mais il est permis d'échapper à la servitude volontaire, non ? Secouez-vous les grelotteux ! Remémorez-vous cette déclaration d'octobre 2007 ; c'est Kessler qui parle, alors vice-président du Patronat. Dans un excès de cynisme, il déclare sans détour : "Il faut défaire méthodiquement (appréciez l'intention !) le programme du Conseil National de la Résistance". Un programme social, bien entendu !
   En d'autres termes, ce kaporal n'est qu'un exécutant.
Repost 0
Published by Pamphile - dans politique
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Pamphile
  • Le blog de Pamphile
  • : Des billets d'humour, tour à tour satire, parodie ou ironie, raillant pollutions politiques, manquements écologiques et ridicules d'actualité. Moquerie assurée, rire espéré.
  • Contact

Recherche

Pages