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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 16:09
   Secouons nos mémoires sans même parler de se tortiller la comprenette. Ravivons le souvenir des quelques croquembouches savoureux distillés par un endormeur de mulots (est-ce que quelqu'un se reconnaît ?). Voici un florilège (incomplet) des quelques belles paroles.
   On peut difficilement passer sous silence le fameux "Je serai le Président du pouvoir d'achat", oui, oui... des plus riches, sûr ! Passons...
   Et puis, bien évidemment, "travailler plus pour gagner plus" Ouaf ! ouaf ! ouaf ! (à volonté...)
   Il y a aussi cette "croissance qu'il faut aller chercher avec les dents". Il avait décrété 3 %, tout seul !! Voyez comme ces promesses creuses coûtent si peu !
   Ensuite, attaque frontale contre les régimes spéciaux de retraite. Résultat : il existe des régimes spéciaux moins spéciaux que d'autres puisqu'ils n'ont jamais été concernés (notaires, députés...) Pourquoi ? On se perd en suppositions.
   Emporté par l'élan, cette proposition de faire prendre en charge la mémoire d'une jeune victime de la déportation par un gamin de CM2 (!!). La mesure - inouïe - éreintée par Simone Veil a fait long feu. Le kaporal n'est pas invincible ?
   Entre autres rodomontades, celle d'un "plan Marshall pour la banlieue"... Pas grand-chose à ajouter, n'est-ce pas Amara ?
   Et cette autre : "Je le dis comme je le pense, il n'est pas normal que les retraites soient versées le 9 ou le 10 du mois". Une pelletée de mois plus tard : rien, mais rien n'a changé...
   Enfin, bien sûr, le summum : la poudre aux yeux de Gandrange. "Moi, je viens voir les ouvriers, moi. et je leur promets de revenir". "Echec symbolique de n'y être pas retourné" constate un journaliste. Qualifier cela de mensonge, devant des millions de télespectateurs, est du domaine du culot (d'acier). C'est pourtant ce qu'a osé le kaporal ! Faites vos jeux : à ma gauche, quelques milliers de paroles, à ma droite, une seule... Quelque temps plus tard, quand il a reçu un représentant des ouvriers à l'Elysée, il a affirmé : "Je n'ai pu convaincre Mittal, personne n'aurait pu". Et il lui a tourné le dos. Une tout autre version...
   Alors, après tous ces exemples, pourquoi disséquer la parole présidentielle ? "Je réfléchis à..." ben voyons, cela n'engage strictement à rien !
   "Cause toujours" dirait (à peu près) la Zazie de Queneau.

   (la liste n'est pas complète, oh non, et chacun peut y ajouter un engagement avorté du même kaporal)
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 16:39
   Aux politiciens de l'HUME-PE :

   Tout nouveau : ne plus parler de l'HUM-PE mais de "Mouvement populaire". La croissance ne se décrète pas. L'autogestion, non plus, ne se décrète pas. Mais qu'un mouvement politique soit déclaré plaire au plus grand nombre, cela, voyez-vous, se décrète ! Décrétons-le, affirmons-le haut et fort, en toutes circonstances : cela deviendra une évidence (à défaut d'être une réalité), évidence que les bonnes gens répèterons.

   Face à un argument de l'adversaire, le contredire bien évidemment, puis glisser sur le ton de la sincérité : "vous le savez bien...". Cela suggère très fortement, "vous voyez bien que vous êtes de mauvaise foi...". C'est tout bénéfice. (subliminal ?)

   Quand bien même l'opposition a fait état d'un plan de contre-propositions, continuez à répéter : "Vous n'êtes capables que de critiques négatives, vous n'êtes pas constructifs, vous n'avez pas de propositions crédibles". Mémorisez : "crédible", adjectif miracle ! D'autant plus que la presse aux ordres (de notre Chef bien aimé) a "oublié" de faire un article sérieux, analysant les dites propositions... C'est bien pratique.

   Monopolisez la parole en vous répétant, une fois, deux fois (personne ne dira : "Tu l'as déjà dit !"). Surtout pas le journaliste de télévision ! Nous le tenons en laisse puisque le Chef bien aimé  va nommer directement son patron. Et le virer comme un vulgaire préfet, si besoin est.

   Multipliez les gloussements offusqués en tous genres pendant que l'adversaire développe ses arguments, cela ne peut que le perturber, lui faire perdre le fil de sa pensée. Cette astuce vous permet d'exister alors même que vous n'avez pas la parole !

   Gardez à l'esprit ces consignes, appliquez-les systématiquement. Le petit doigt sur la couture du pantalon.
   - Mais, au moment de gueuletonner... ?
   - Là, vous pourrez libérer le petit doigt... et les autres.
   (Soupir d'intense soulagement)

   Encore un conseil, un devoir impératif : restez à l'écoute de la télé, on ne sait jamais ce que peut avoir concocté, avec ses quelques conseillers, notre Chef bien aimé. Sinon, vous seriez pris à contre-pied. Mais alors, gare !!

   Vive la République !  Vive la France !

   
  
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 15:35
   Il ne suffit pas de crier  "Réformes !"  "Réformes !"  en sautant comme un cabri...  Mais si ! mais si !
   Le nobliau honteux qui cache sa particule se mue en kaporal ordinaire. Il se pointe, nous fait quelques mines satisfaites, quelques fautes de français, glisse quelques regards qui se veulent rusés à droite et à gauche... Et, tout à trac, il assène (ô nuances de la pensée complexe), déclarations à l'emporte-pièce, il oppose, il divise...
   Searit-ce que Tranche-montagne est arrivé-é-é ? Aïe, aïe, aïe.
   Et cela tient du fusil à répétition.
   Et cela frise la crise de surproduction !
   Quel numéro devant un populo ébaubi. Ebaubi, une fois ! Ebaubi, deux fois ! Ebaubi, trois fois ! Adjugé ! On commence à juger, oui ! le procédé fatigant, cavalier, indigne du premier représentant du peuple. Vous n'avez donc pas compris ? Nous avons affaire à un kaporal idéologue. Ah ! le rêve insensé d'imiter Reagan : 12 000 contrôleurs aériens en grève ? Tous révoqués d'un coup. Scrongneugneu ! ça fait saliver, hein ? Mais... et le droit de grève ??
   Grand respectueux des droits du Parlement, le kaporal ordonne le commencement d'exécution de la "réforme" de la télévision publique, avant même le vote du Sénat. Gross Democrat, savez-vous ! Au point qu'il veut carrément revenir au temps de l'ORTF gaulliste : la voix de son maître. Asservir, soumettre l'information.
   Nous voilà dans le service public : sa cible ! "Beaucoup trop de salariés dans l'enseignement, dans l'hôpital, dans la Justice, à la SNCF..." Il faut affaiblir, affaiblir : c'est un dogme. "Silence aux dogmes !" tonnait Voltaire. Mais qui connaît Voltaire ?
   Au moins, s'il lisait le kaporal, il aurait pu découvrir sous la plume de Victor Hugo : "Le caporalisme,  c'est l'absolutisme" (merde, j'suis deviné !). L'hypothèse, j'en conviens, est absurde.
   Mais enfin, pourquoi cet acharnement ?
   L'avalanche d'informations tend à rendre amnésique mais il est permis d'échapper à la servitude volontaire, non ? Secouez-vous les grelotteux ! Remémorez-vous cette déclaration d'octobre 2007 ; c'est Kessler qui parle, alors vice-président du Patronat. Dans un excès de cynisme, il déclare sans détour : "Il faut défaire méthodiquement (appréciez l'intention !) le programme du Conseil National de la Résistance". Un programme social, bien entendu !
   En d'autres termes, ce kaporal n'est qu'un exécutant.
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 16:45
   ... que vous lirez peut-être avant mercredi soir, ce dernier jour de l'année de votre élection...  Heu, à ceci près que je suis très en retard : c'est fou le nombre d'obligations, de diners, de raouts somptueux au sein de notre petite coterie en ces temps de fêtes.
   Ô merci ! merci ! au nom de tous les miens, les nantis de France, qui vous doivent ce remboursement d'impôts relatif à ceux excédant les 50 % de nos revenus. Vous avez su anticiper nos malheurs d'aujourd'hui et jeter le baume du bel argent sur nos actuelles pertes en bourse. Ce faisant, vous avez fort bien fait de gommer le mot "cadeau" afin qu'il ne reste que le terme "paquet" ; paquet fiscal, c'est neutre, c'est objectif, c'est délicieux.
   Merci pour cette robuste mauvaise foi qui consiste à déclarer tout de go que les 53 % d'électeurs qui vous ont élu ont adopté sans réserves toutes vos promesses de campagne. Y compris au moment où votre cote de popularité dégringolait jusqu'à... 34 % ! C'est de l'aplomb changé en or pour ceux, très minoritaires, qui profitent des mesures. Cela donne l'apparence de la cohérence. Et puis, surtout, cela évite de discutailler !
   Ainsi en est-il de la scolarité rendue gratuite pour les enfants de nos Français de l'étranger ; cela fait partie du paquet de promesses, paquet bien ficelé pour pomper leurs voix. Ce n'est pas qu'ils soient tellement dans la nécessité, non. Mais que voilà un magnifique exemple d'esprit de classe, de sentiment d'intérêts communs, de reconnaissance du ventre.
   Merci encore pour ce sublime témoignage d'amitié fidèle qui ne s'embarrasse pas du qu'en-dira-t-on, et qui favorise tous vos proches bien que tous nantis et fils de nantis ; ronde des héritiers du bétonneur au marchand d'armes, du groupe de presse à la télé privée. N'est-ce pas tout naturel dès lors qu'on savait l'existence préalable de ces fortes amitiés ?
   Géniâle, cette idée d'escamoter les oppositions d'intérêts, la lutte des classes, quoi ! au profit de la division des purotins : entre ceux qui ont un travail et ceux qui n'en ont pas (vous dites : "qui n'en veulent pas" !). Géniâl, oui ! Certes, nous savons tous très bien que vous n'avez rien inventé mais plutôt plagié, singé, pillé, les discours des conservateurs américains, Nixon, Reagan, en leur temps. Mais ça marche toujours. Encore bravo !
   Et merci ! ô merci ! car c'est à vous que nous devons l'arrivée de notre bel aujourd'hui fiscal.

      Signé  :  le Président de l'Amicale des nantis et supernantis de la République française.
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 15:28

  by Dalil Tibourtine Je l'avais bien vu ce clampin sur le trottoir avec ce manche à balai à la main; il semblait guetter la venue de quelqu'un loin derrière moi. Je pédalais sur la partie de chaussée dévolue aux vélos qui longeait le trottoir quand, arrivé à sa hauteur, il jette brusquement son bout de bois à travers les rayons de ma roue avant ! On appelle cela un soleil, à la barre fixe; sauf qu'il n'y avait là plus rien de fixe...
   Dans le couloir des urgences, je sentais gonfler mon visage, les lèvres surtout. Avec ma langue, je repérais les dents manquantes. Qu'est-ce que j'avais bien pu écrire dans mon blog qui me valait cette saloperie barbouzarde ? Peut-être dans "Nucléaire : des fuites charmantes", j'écrivais : "C'est comme si les anciens Egyptiens nous avaient légué des saletés de déchets nucléaires. Aujourd'hui, cinq mille ans plus tard, on n'aurait pas encore traversé la moitié de la période dangereuse... Merci Khéops !!"  Peut-être que ça n'a pas énormément plu ? Ou alors, ce serait dans "Monsieur Lobby de la Sainte auto" où je faisais dire au bonhomme précité : "Personne n'a le droit de priver les bruits de la ville de celui du moteur à explosion". Cela aurait fait beaucoup de contrariés ? A ce moment, on vient me piquer pour soulager la douleur. Je vois le plafond s'effacer...

   Ce n'est pas que je sois paranoïaque, non vraiment. D'ailleurs, je n'avais pas remarqué de prime abord ce lascar qui se lavait les mains dans le lavabo des toilettes pour hommes. Je sortais d'une cabine et n'aurais su dire s'il m'avait précédé. C'est son regard en coin, coulé vers moi, qui me fit dresser un sourcil. Et puis sa manche de veste était bien raide au niveau de l'avant-bras. Pardi ! il en sortit une matraque avec laquelle il avait décidé de me rectifier le visage.

   Sous les bandelettes, dans la chambre, je réfléchissais aux raisons que pouvaient avoir ces adeptes de la tabassée. Certes, dans "Nos forts en bouche se surpasseraient-ils ?", je rappelais que le petit Président claironnait : "Une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas à l'avenir" et il souhaitait "un pays de propriétaires"... à crédit ! Tout juste ce qui a provoqué la crise mahousse. Pour avoir tout faux, il a tout faux ! Pareillement, dans "Quelques boniments à la graisse d'oie", le Président annonce : "Plus aucune publicité sur les chaînes publiques". Point à la ligne. Sans aucune consultation, sans aucune négociation, sans aucune urgence si ce n'est la diminution du chiffre d'affaire des chaînes privées ; en premier lieu, celle de son copain, le fils Bouygues, qui va profiter de plus de publicité. Cela nous remet en mémoire la série d'âneries entendues à propos de la privatisation de la Une. Là, c'était la publicité, appuyant la direction privée donc mercantile, qui allait "apprendre aux télévisions la rigueur et l'impartialité", "entraîner un supplément de création" et permettre "le mieux disant culturel". Vous pouvez rire, oui, c'est sûr...  Rappeler ses turpitudes à la droite serait dangereux ? Je ferme douloureusement les paupières et m'assoupis.

   Pendant tout le transport vers l'hôpital dans l'ambulance des pompiers, je revoyais la chute de Fidel Castro quittant le podium : image télé spectaculaire ! Eh bien, j'ai fait la même chose, j'ai raté une marche. J'espère que j'échapperai à l'appellation de "gueule cassée". Tout le reste n'est qu'élucubrations dues plus que probablement à une forte fièvre...

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